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Cela rassure et offre une protection de taille." Frédric Herbinet, le
directeur général de Biskott, qui édite le site Milkado et accueille des
bannières d’un casino, confirme cette analyse : "En ce moment, ce sont les
moutons de Panurge. Tout le monde se dit que si Wanadoo ou Vivendi, qui
ont des puissant services juridiques, s’engouffrent dans la brêche, il n’y
a aucune raison de rester à l’écart du mouvement."
Une conduite qui irrite ceux qui ont refusé les avances de ces annonceurs
d’un genre particulier. "Ce n’est pas un problème de légalité mais
d’éthique, tempête l’un d’entre eux. Quand il y a un flou, surtout dans un
domaine aussi sulfureux que les casinos, il est de la responsabilité des
éditeurs de ne pas envoyer les gens sur ces sites", affirme-t-il. "Ce
n’est pas la peine que les syndicats et groupements édictent des chartes
éthiques si c’est pour les bafouer à la moindre occasion", estime en écho
Ouriel Ohayon, le directeur marketing de Ludopia interactive. Sa société
affirme avoir éconduit les représentants de Casino On Net "pour respecter
la loi française".
L’un des acteurs de l’e-publicité ayant également refusé les publicités de
Casino On net n’excluait pas d’ailleurs de porter, en dernier recours,
l’affaire devant la justice si une position commune n’était pas rapidement
adoptée dans le secteur. "Plus pour ouvrir le débat que pour jeter
l’opprobre sur les casinos en ligne. Dans un secteur économiquement
déprimé, il n’est pas question que ceux qui respectent la loi soient
défavorisés par rapport à la concurrence", confie-t-il, requiérant pour
l’instant l’anonymat pour ne pas être "mis au ban du secteur".
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