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Renseignement pris auprès de Patrick Partouche (lire notre interview), le lien vers Casino770 a été mis en place sans son accord. « Dans le cas du lien, on peut considérer que c’est une "complicité de fraude à la loi", comme un receleur ou le guetteur dans un cambriolage », analyse Jean-Claude Patin de Juritel.

Autre cas : Kipari.com. Le site fait l’objet d’une enquête initiée par le parquet de Nanterre. Les services du procureur des Hauts-de-Seine ont été alertés par l’offensive de Kipari en direction des internautes français, pour leur proposer des paris sur les matchs de football de première division et les courses hippiques françaises. Une situation qui ne semble pas inquiéter Franck Delmas, l’un des trois fondateurs du site. « Notre société [Euronet] est basée dans l’État du New Jersey [aux Etats-Unis] pour une histoire de légalité. Ce qu’on offre, on ne pourrait pas l’offrir avec une société installée en France. Si on avait dû avoir des nouvelles de la justice, on en aurait déjà eu, pour l’instant nous ne sommes pas inquiétés », nous déclarait-il le 17 mai dernier. Au jour où nous publions cet article, il n’a encore reçu aucune convocation d’un juge d’instruction.

Les sites continuent de faire leur publicité

À l’abri des sanctions prévues par la législation, les sites continuent d’investir dans la publicité pour attirer les internautes français. « Pour ce type de casino, il faut compter un budget pub de l’ordre du million de dollars. On peut faire de la publicité auprès de n’importe quelle régie ou site », reprend Raymond Pousaz, propriétaire de la "licence" Partouche.

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