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Selon un rapport chapeauté par Bercy, le marché mondial des jeux d’argent
en ligne se développe de façon très disparate face à des législations
nationales divergentes.
La DREE, Direction des relations économiques extérieures (une branche du
ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie), a publié en
octobre dernier un rapport sur les casinos et les jeux d’argent en ligne.
Ce rapport démontre une forte hétérogénéité internationale dans
l’appréhension de ce marché, tant sur l’évaluation de son périmètre, qu’au
niveau législatif ou du régime de délivrance.
Selon la DREE, l’estimation de la taille mondiale du marché des jeux
d’argent en ligne varie ainsi de quelques milliards de dollars à près de
30 milliards. De même, le nombre de sociétés présentent sur le secteur
demeure très flou. Il serait en tout cas supérieur au millier. Enfin, les
autorités britanniques estiment que le marché regroupe quinze millions de
joueurs dans le monde. Mais, là encore, difficile de se faire une idée
précise de la taille cette population : une grande partie des internautes
jouent sur ces services clandestinement, la législation de leur pays leur
interdisant une telle pratique.
Si de fortes restrictions en matière de jeux d’argent en ligne existent
dans de nombreux pays, rares sont ceux qui ont opté pour une interdiction
totale de telles activités. La DREE en a retenu trois : les Etats-Unis, le
Luxembours et les Pays-Bas. Plus couramment, des licences sont attribuées
à des monopoles, qui relaient en ligne des monopoles existants déjà
offline. C’est le cas par exemple du Danemark, de l’Autriche, de
Hong-Kong, de la Suède ou encore de la France, où seuls La Française des
Jeux et le PMU ont l’autorisation.
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